Elimination des chenilles processionnaires

Mis à jour le 8 décembre 2020

La chenille processionnaire du pin est la larve d’un papillon de nuit. Cet insecte est connu pour le mode de déplacement de ses chenilles en file indienne. Elles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins mais aussi de cèdres, provoquant un affaiblissement important des arbres.

Les chenilles processionnaires sont recouvertes de poils fortement urticants. Dispersés par le vent ou par nous-mêmes (tonte de la pelouse, en essayant de détruire une procession…), ils peuvent provoquer une irritation chez les personnes et les animaux même sans contact direct avec la chenille.

Ces irritations accompagnées de vives démangeaisons se caractérisent par des érythèmes ou des éruptions prurigineux accompagnés parfois d’atteintes oculaires ou pulmonaires voire des réactions allergiques plus graves telles que les oedèmes de Quincke ou les chocs anaphylactiques. Dans le cas des animaux, une action vétérinaire rapide est vitale.

Compte-tenu de la prolifération de cet insecte et des risques sanitaires qu’il peut engendrer, il est de la responsabilité de chacun de prendre les mesures nécessaires. Par arrêté municipal, le maire impose désormais une lutte obligatoire contre cet insecte. Les propriétaires ou les locataires devront, avant la fin de la première quinzaine de mars, supprimer mécaniquement les cocons construits par les chenilles processionnaires du pin et les incinérer. De même, avant la fin du mois de septembre, un traitement préventif à la formation de ces cocons doit être appliqué sur les végétaux susceptibles d’être colonisés. Ceci est à renouveler chaque année. Des professionnels sont en mesure d’intervenir avec des équipements de protection adaptés.