Message de Daniel Gasc (29/04/2020)

Nous avons attentivement écouté notre premier ministre lors de son discours à l’Assemblée nationale du 28 avril exposant le plan de déconfinement à effet du 11 mai prochain.

Nous retenons néanmoins que cette date pourrait être prorogée selon le constat évolutif de la pandémie sur 7 jours lissant, confirmation ou infirmation nous sera précisé le 7 mai.

Ceci augure à nouveau d’un aspect des plus incertains et aléatoires des événements à venir.

Par ailleurs, il a été dit que les collectivités et notamment les maires seraient délégués voire en conséquence responsabilisés pour la bonne application des mesures accompagnatrices de ce déconfinement et plus particulièrement pour la réouverture des écoles.

Nous avons constaté en référence aux différentes informations quotidiennes via les médias et/ou préfectorales bien souvent des contradictions dont je ne citerais pas par trop d’exemples (utilité des masques ? territorialités ? circulation du virus…). En réalité et à ce jour sans critiquer l’implication de nos sachants tout est flou et évolutif et nous pouvons le comprendre.

Il est bon de rappeler que le conseil des scientifiques recommandait une réouverture des écoles en septembre et que la décision de l’exécutif d’anticiper révélait un aspect politique. La hiérarchie des priorités serait elle inversée ? Relance économie ? Santé ?

Dernière en date disaient-ils nos enfants sont moins exposés, éventuellement porteurs sains, peut-être contaminés asymptomatiques mais peu contaminants envers leur semblables… en sommes-nous certains aujourd’hui ? Voila que l’on apprend une forme de pathologie pouvant affecter les moins de 15 ans (l’affection dite kawasaki). Quid de son parallèle avec le covid 19 ? Quid de sa capacité contaminante ? Et l’on nous parle d’une ouverture de nos écoles dès le 11 mai ??

Tout ceci témoignant en mon sens d’une précipitation mal mesurée.

A souligner la capacité de nos enseignants (espérons en nombre suffisant) d’accompagner et faire respecter les mesures gestes barrières et hygiéniques à nos élèves ? Sans compter le coût logistique et nettoyage a minima deux fois par jour que cela va engendrer pour le budget communal ?

Quid de la réouverture de la cantine via l’approvisionnement des cuisines centrales du Muretain ? Quid de la distanciation et du nombre de services en conséquence ? Quid du palliatif dès lors que les repas se prendraient en classe avec des plats fournis  par les parents ?

D’ores et déjà et pour une éventuelle organisation préalable nous allons lancé un sondage auprès des parents d’élèves pour savoir qui de celles et ceux conviendraient de mettre leurs enfants à l’école dans cette période progressive. Nous attendons également sur quel personnel nous pourrons compter afin d’encadrer tant l’activité purement enseignante que l’Alae, service à table et ménage.

Pour ma part dans ce contexte j’insiste : la priorité demeure l’aspect sanitaire pour nos enfants et nos concitoyens !

En l’état et j’ai pu d’ores et déjà l’exprimer:  je reste septique (ainsi que beaucoup de maires) quant à l’ouverture de notre groupe scolaire sous ma responsabilité.

Ceci étant j’attends les prescriptions plus détaillées notamment de l’Education nationale pour s’y référer avant toute décision qui pourrait m’appartenir raison gardée et conscient de ma charge et de ma solidarité.

Votre maire pour l’heure qui se doit de gérer cette situation exceptionnelle et inédite.

Daniel GASC